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Le blog d'André Boyer

APRÉS L'ORAGE

3 Juin 2015 , Rédigé par André Boyer Publié dans #INTERLUDE

APRÉS L'ORAGE

APRÉS L'ORAGE, LE CIEL S'ÉCLAIRCIT

 

La fin de l’année 1976 et le début 1977 me conduisirent au bord du trépas. Par contraste, mais pas par hasard, la suite de l’année fut explosive.

 

On se souvient que j’avais fracassé ma voiture contre un bulldozer en septembre 1976. En attendant de recevoir le véhicule neuf que j’avais commandé, j’avais acheté d’occasion une nième Dyane 6, avec laquelle je partis, curieuse idée, fêter le nouvel an à Budapest, accompagné de trois autres personnes. Vous trouverez le récit de cet épisode et de ses suites inattendues dans pas moins de cinq blogs publiés en 2014 et respectivement intitulés :

La foudre

Échec et presque mat

Le temps de la révolte et de l’oubli

De la compassion comme procédé électoral

Giscard et le zek.

Je n’y reviendrais donc pas, sauf pour signaler que cet accident médical et ses conséquences me mirent hors d’état de travailler sur ma thèse ou sur tout autre sujet durant trois mois. Ce premier trimestre 1977 fut d’ailleurs la seule période des quarante deux années de ma vie universitaire pendant laquelle je bénéficiais d’un congé maladie.

En pratique ce trimestre de congé ne dura que deux mois car j’étais élu conseiller municipal de Puget-Théniers en mars 1977 avant d’être invité à l’Élysée et de présenter à Bruxelles, dans le cadre de l’EIASM (European Institute for Advanced Studies in Management) un travail de recherche écrit par Kristian Palda et moi-même, intitulé An Unidimensional Product Quality Index for Marketing Mix and R.D. Budget Optimization. Je présentais ce papier à nouveau en mai 1977 devant notre séminaire local, feu le CERME.

Lorsque je repris officiellement mes activités universitaires en avril 1977, je me retrouvais quasiment réduit à l’inactivité, mes cours ayant été redistribués en janvier alors que mes collègues s’attendaient à mon décès imminent.

Ce qui fit que je me retrouvais seul face à ma thèse à achever. Enfin, à achever, j’exagère, l’expression tendant à sous-estimer le travail encore à faire puisque je n’avais écris que deux cent pages sur les  six cent deux pages du manuscrit définitif!

Toutefois, ce mois d’avril 1977 me vit enfin basculer du côté blanc de la Force. Mon sujet était clairement défini, j’avais les outils scientifiques en main et je disposais de tout mon temps, du moins jusqu’à la fin septembre 1977.

Il fallait, sans plus lambiner, écrire, écrire, écrire. Aussi me résignais-je progressivement à consacrer mon temps à la culture exclusive de la thèse, ce qui étais si fortement contraire à ma nature. Je ne savais pas que j’allais, par réaction, m’y immerger totalement. 

Encore que Jean Touscoz, le Président de l’Université de Nice, me demandait au printemps 1977 de prendre la responsabilité du Cepun, que j’assurais ensuite durant deux ans et que j’ai conté dans cinq blogs également publiés en 2014 :

Coup d’épée dans l’eau du Cepun

Rentier au Cepun

Lutter contre l’inertie au Cepun

À force de succès au Cepun…

…Comment échouer au Cepun !

De plus, en été, je faisais avec ma future épouse un grand circuit nord européen qui nous conduisait de la Grande-Bretagne à la Scandinavie. Comme on peut le constater cette année 1977 a été particulièrement riche en évènements, puisque je lui ai déjà consacré dix blogs, avant ce dernier !

 

Du point de vue de la thèse, l’année 1978 a été tout aussi riche puisque c’est la période pendant laquelle je l’ai enfin achevée sinon soutenue, il ne s’en est fallu que de deux jours, deux jours déterminants pour mon avenir, on le verra.

 

À SUIVRE

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B
Bonsoir Bouchra.
C'est du fait de mon imprudence plutôt qu'en raison de la thèse que je me suis retrouvé en danger, mais je vous remercie de votre sollicitude.
Au total, gardons ensemble la leçon qu'il faut s'armer de volonté et de courage pour mener à bien un travail de thèse.
Avec mes meilleures salutations,
André Boyer
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B
Bonjour Professeur,

C'est triste d'apprendre que vous avez eu un accident mortel mais c'est hyper intéressant de savoir combien vous avez endurer pour finir votre thèse.
S'armer de volonté et de courage pour tenir sa thèse jusqu'au bout est une leçon pour les doctorants
Bien cordialement
Bouchra AHIATI
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