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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 10:21

 

Dans un blog publié le 22 novembre 2016, intitulé « Le baptême du feu », j’ai relaté le déroulement positif de la première épreuve qui portait sur l’examen de mes travaux scientifiques, actuels et passés.

 

Je crois que la deuxième épreuve se déroula trois semaines plus tard, fin mars ou début avril 1980. Il s’agissait d’une épreuve théorique qui consistait à présenter pendant trente minutes un exposé répondant à une question en Sciences de Gestion d’ordre général, après huit heures de préparation en loge. Elle se déroulait dans une salle commune avec les candidats convoqués le même jour, sous la surveillance d’un des membres du jury, qui était, je crois, son Président, le professeur Jean-Guy Mérigot. La salle disposait d’un certain nombre d’ouvrages de gestion qui permettaient au candidat de se documenter pour nourrir sa mémoire et sa réflexion en vue de proposer un exposé argumenté.

Malgré ces ouvrages, il n’était pas possible d’offrir une prestation convaincante si l’on n’avait pas à la fois des connaissances théoriques solides en Sciences de Gestion et si l’on n’avait pas pratiqué cet exercice à quelques reprises. Sur ces deux points, j’étais assez faible. Mes connaissances théoriques, malgré une préparation accélérée, restaient superficielles et le nombre de mes répétitions était resté réduit, deux ou trois fois peut-être, car il s’était avéré difficile de réunir plusieurs professeurs pendant une heure ou deux pour m’écouter, faire une analyse de ma présentation et me prodiguer des recommandations pour l’améliorer.

Après avoir pris le train Nice Paris la veille et m’être installé dans mon hôtel habituel rue Madame, le sujet qui me fut remis vers 10 heures du matin était le suivant :

« Gérer un entreprise dans les années trente, cinquante, quatre-vingt. »

Court, simple, lapidaire même. Trente minutes exactement pour s’exprimer sur ce sujet, avec un rythme vocal suffisamment lent pour être compris, mais avec un déroulé qui n’endorme pas le jury à qui il fallait en outre donner le sentiment que je maitrisais le sujet, sans toutefois verser dans le pédantisme.

Quel sujet d’ailleurs ? Il ne m’inspirait guère. Je trouvais qu’il n’offrait aucun angle d’attaque original. L’ennui assuré pour le jury qui me jugerait surtout sur la forme de ma présentation, sauf si je commettais une grosse erreur de fond, auquel cas je serai cuit. Il me fallait donc adopter une attitude défensive. Je décidais d’autorité que je n’allais pas le présenter en suivant lourdement la chronologie qui m’était proposée, d’autant plus qu’elle impliquait un plan en trois parties qui serait mal reçu par un jury normalement attaché à la division classique en deux parties.

Deux parties, donc. Sur quoi ? Eh bien, gestion interne, externe. Logique.

Interne, il faudrait donc traiter, à mon avis, de la GRH (gestion des ressources humaines), de la gestion de la production et de la gestion financière. Je crois que j’ai oublié à ce moment là de traiter des relations avec les actionnaires, à moins que je les aie inclus dans la gestion externe.

Externe, ce serait le marketing de l’entreprise, la gestion des achats, le financement des entreprises. Une fois ce choix effectué, il n’était pas question d’y revenir car le temps m’était compté.

Ensuite, j’ai cherché à traiter de l’évolution de ces différents éléments, par exemple celle de la GRH, avec entre autres la prise en compte progressive de la motivation des employés entre 1930 et 1980. Et ainsi de suite.

Vous pouvez croire que le temps d’écrire complétement le plan, de compléter mes connaissances en me documentant dans les ouvrages disponibles, de réécrire le plan, d’écrire l’exposé le plus en détail possible (une page demandant deux minutes d’exposé, j’ai probablement écrit autour de quinze pages pour les trente minutes) et de prévoir aussi quelques « élastiques », soit des parties d’exposé que je supprimerais si nécessaire pour ne pas dépasser le temps imparti, je n’ai pas vu passer les huit heures qui m’étaient allouées.

Trop vite, même, car je ne suis pas arrivé à m’organiser pour effectuer une présentation à blanc avant mon exposé devant le jury. Il en est résulté que la durée de mon exposé s’est révélée trop courte sans que je puisse l’ajuster.

À 18 heures pile, je me présentais devant le jury, qui une fois que je fus installé face à eux, déclencha le chronomètre avant de m’écouter. Je n’ai aucune idée de ce que fut la qualité de ma prestation, avec un jury impassible et sans doute déjà fatigué puisqu’il avait entendu trois ou candidats et en raison de l’absence totale de questions. Il n’était en effet pas prévu que le jury m’interroge.

 

Je parlais un peu moins de trente minutes, vingt-huit je crois, ce qui n’était pas très bon. Vingt neuf minutes trente secondes aurait été bien. Je me levais à 18 heures trente, quittais la salle silencieuse et retournais derechef à Nice.

 

(À SUIVRE)

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Published by André Boyer - dans INTERLUDE
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