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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 13:29

En quelques années, la diversité biologique est devenue un des enjeux écologiques majeurs pour la survie de l’humanité.

 

Le terme de biodiversité est apparu après la conférence de Rio en 1992, qui a permis une large ratification de la Convention sur la diversité biologique. Que la vie se manifeste sous des formes très diverses était une donnée déjà connue des hommes des cavernes, lorsqu’ils y peignaient des bisons, des lions ou des antilopes.

Mais cette diversité du vivant apparait désormais comme une donnée fondamentale pour le maintien de la vie sur Terre et en particulier celle de l'espèce humaine.

En effet, depuis que la vie est apparue sur Terre, il y a 3,8 milliards d'années, elle s'est constamment diversifiée pour se transformer. La vie s’est manifestée tout d’abord sous la forme de molécules puis de protocellules dont la caractéristique fondamentale était de pouvoir s'auto répliquer, se transformer et donc se diversifier.

Depuis, de nouvelles espèces n’ont jamais cessé d’apparaître et de disparaître, car les espèces sont aussi mortelles que les individus qui les composent, à ceci prés que l'espérance de vie des espèces se compte en millions d'années alors que celle des individus se mesure en années.

Actuellement, succédant à prés de quatre milliards d’années de mutations, la Terre accueille entre dix et trente millions d'espèces différentes, on ne sait exactement, mais seules 1,7 million d’espèces sont répertoriées et encore pour la plupart d’entre elles, presque rien n'est connu de leur biologie, de leurs caractéristiques fonctionnelles, de leur rôle dans l'écosystème et encore moins de leur utilité potentielle par l'homme.

Cette multiplication des espèces résulte de la variabilité génétique des êtres vivants associée à leur capacité de multiplication. Cette variabilité est bridée par la sélection naturelle liée à leur environnement physique et par les interactions entre les espèces au sein des écosystèmes, sous la forme de processus de compétition, de prédation ou de parasitisme qui font que des  espèces survivent au sein de niches écologiques ou disparaissent.

Par exemple, la niche écologique dont disposent les rhinocéros est en train de disparaître parce qu'ils sont quasiment privés de leur milieu naturel et pourchassés par les hommes pour la valeur que ces derniers à leur corne. L'espèce humaine, quant à elle, n'est pas encore consciente qu'il ne s'agit pas d'un événement anecdotique, mais qu'en les éliminant, elle diminue la biodiversité des mammifères et met en danger sa propre survie.

La biodiversité a en effet une fonction essentielle pour le vivant, qui apparaît  clairement à l’issue de chaque crise d’extinction des espèces puisqu'aussitôt la biodiversité est restaurée afin d'assurer la pérennité du vivant.

L'appauvrissement génétique implique en effet une adaptabilité amoindrie face aux changements de l'environnement, un développement accru des gènes délétères et une diminution des systèmes de défense des individus, notamment immunitaires. C'est ainsi que la diminution de la diversité du vivant menace directement le maintien de la vie sur la Terre.

On l’a constaté avec le processus d’homogénéisation génétique des variétés de plantes initié par l’industrie agronomique qui a exposé ces plantes aux virus, aux champignons et aux insectes, parasites qui gardent, eux, leur capacité d'évolution. À contrario, on a observé que la diversité génétique du riz a accru considérablement sa résistance à la pyriculariose, la principale maladie fongique qui l'affecte.

 

La variabilité génétique d'une espèce constitue donc son assurance vie et celle de l’homme réside dans la diversité des espèces qui l’environne et donc de celle de leur écosystèmes.

 

À SUIVRE

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Published by André Boyer - dans PHILOSOPHIE
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