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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 11:02

La vérité, écrivais-je en conclusion de mon blog intitulé « Nous voulons contrôler le monde » le 11 juillet dernier, sans doute quelques-uns de nos semblables la détiennent-il. Encore faut-il aller à leur rencontre pour l’obtenir d’eux.

michel-ange - Creation of Adam (detail). 1510. Fresco. SistC’est pourquoi l’échange est l’outil fondamental pour comprendre le monde, un outil que l’homme cherche sans cesse à perfectionner comme en témoigne Internet. Communiquer avant tout avec les vivants mais aussi avec les morts dont on conserve les écrits et avec les générations à venir en leur transmettant nos savoirs.

Pendant très longtemps, ces échanges n’ont eu lieu qu’entre un nombre très restreint d’être humains, et ils ont été limités par l’absence d’écrits et la rareté des rencontres. Il y a quarante mille ans, il n’y avait en effet guère plus  de cinq cent mille personnes sur toute la Terre; la difficulté de parcourir les distances qui séparaient de petits groupes d’habitants dispersés ne permettait guère de se faire entendre de plus de quelques centaines de personnes.

De plus, comme l’australopithèque disposait d’un cerveau quatre fois moins volumineux que celui de l’homo sapiens, il lui était bien difficile de se souvenir de ces rencontres éventuelles. Or, en dehors de celle qui est  transmise par la voie génétique, l’information ne dépend que du nombre et de la qualité des échanges entre les individus. Si bien que les progrès matériels de l’humanité dépendent eux-mêmes du nombre d’individus, du volume des communications entre eux et de notre capacité à conserver l’information. La Chine ne connaîtrait pas la croissance économique qui est la sienne si elle ne recevait pas du reste du monde toutes les informations nécessaires pour la mettre en œuvre.

Et c’est ainsi que l’homme invente, irrigué par les rencontres, l’observation, les données recueillies.

C’est d’ailleurs l’invention qui caractérise le mieux l’aventure humaine. L’homme invente parce qu’il s’est libéré de ses réflexes instinctifs. Sa véritable liberté est celle de reconstruire le monde à sa main. Il y trouve l’accroissement de son pouvoir sur son environnement, ce qui le dispense de se changer lui-même et donc de faire évoluer son cerveau d’homo sapiens,   qui est resté inchangé depuis mille cinq cent siècles.


Ce cerveau a généré le torrent des innovations qui a symboliquement commencé avec le galet à une face, il y a trois millions d’années. Pendant cent mille générations, ce galet à une face sera l’outil de base de nos ancêtres. Cent mille générations, une éternité, mille fois plus longue que le temps qui nous sépare des Grecs. Puis, il n’y a pas plus de deux cent cinquante mille ans, quelqu’un invente la taille des éclats de pierres. Le temps est long entre les premières inventions, mais il s’accélère sans cesse. Il y a cent mille ans, ce sera la célèbre domestication du feu, qui a permis enfin aux hommes de se protéger contre les attaques des animaux.

La croissance exponentielle de la population est le signe incontestable de la puissance grandissante de l’espèce humaine, comme la disparition des espèces est inversement celle de leur défaite irrémédiable. Entre trente mille ans à dix mille ans avant JC, la population humaine  est multipliée par dix, passant de cinq cent mille à cinq millions d’hommes. Elle est encore multipliée par dix pendant les  cinq mille années suivantes, pour atteindre cinquante millions d’êtres humains, juste 5000 ans avant JC. Jusqu’à à l’ère chrétienne, la population mondiale continue à croître pour atteindre deux cent cinquante millions d’unités, C’est alors qu’elle stagne et qu’elle fléchit pendant un millier d’années environ.

C’est une période de grands changements qui explique sans doute ce fléchissement provisoire. L’espèce humaine vient de s’extraire de son âge d’or, autour de la chasse et de la cueillette.  Elle s’est sédentarisée grâce à l’invention simultanée de l’agriculture, en Mésopotamie et en Chine. Les populations échangent entre elles des innovations de plus en plus nombreuses, elles se rencontrent de plus en plus souvent ce qui les engage à s’opposer aussi de plus en plus fréquemment et violemment. Les guerres se multiplient, la famine guette, les épidémies ravagent des populations regroupées.

L’homme a t-il atteint ses limites? L’Empire romain s’effondre sous les coups des barbares que l’Eglise évangélise. Des profondeurs de l’Arabie surgissent les armées islamisées. L’an mil annonce t-il la fin du monde ?


C’est une question qui hante l’humanité depuis si longtemps, la fin de son monde, la fin du monde…


* « Alors Dieu bénit Noé et ses enfants, et Il leur dit: Croissez et multipliez-vous, et remplissez la Terre. » (La Bible, Genèse 9:1, traduction de l’Abbé Fillon,1895)

 

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commentaires

clovis simard 19/10/2012 00:59


Voir Blog(fermaton.over-blog.com)No.16 - THÉORÈME FISHER. - L'Image du temps.

André BOYER 24/08/2012 16:14


Tu as raison, Yann, j'ai corrigé. Ce qui est intéressant, c'est que cela ne change pas les solides fondamentaux du Japon, la culture de la socièté nipponne et son haut niveau technologique et que
personne ne s'y trompe!


André

Yann 23/08/2012 12:05


Merci André pour cette vision optimiste de la situation nippone. Je voudrais juste apporter une petite correction, le ratio dettes/PIB japonais est supérieur à 200% et n'est plus de 120% depuis
longtemps