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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 23:28

 

Le 23 mai dernier, J’ai conclus mon dernier blog sur le pouvoir politique sous la Terreur, intitulé « la première Constitution de la République, escamotée »  en évoquant l’extreme férocité avec laquelle la Convention avait entreprit d’éliminer, un par un, les foyers fédéralistes répartis sur le territoire français.

 Terreur

Le 13 juillet 1793, à Pacis-sur-Eure, les bataillons fédéralistes de Puisaye marchant sur Paris sont attaqués et défaits par les gardes nationaux fidèles à la Convention.

Apprenant la nouvelle, les fédéralistes de Bordeaux, qui avaient entamé leur propre marche sur Paris, rebroussent chemin le 31 juillet. Le 16 octobre 1793, Bordeaux sera repris par l' « armée » de Brune.
La marquise de La Tour du Pin a en été le témoin direct et j’en ai rendu compte dans deux de mes blogs précédents.  Après avoir décrit cette « armée de bourreaux », leurs atrocités, et les fanfaronnades des fédéralistes, elle raconte aussi la couardise de ces derniers, alors qu’ils étaient « une troupe armée de 800 ou 1000 jeunes gens des premières familles de la ville », « rangée derrière une nombreuse batterie en avant de la porte ». Elle s’étonne qu’ils aient pu se soumettre « sans résistance à 700 misérables, appuyés par deux canons seulement ».

À Lyon, la ville avait organisé un gouvernement de salut public et levé une armée de 10.000 hommes commandée par un ancien émigré royaliste, le Comte de Précy.

La Convention décida d'assiéger la ville le 9 août. Les troupes républicaines entrèrent dans la ville après deux mois de siège. Sur la base d’un rapport de Barère, la Convention vota la destruction de Lyon. Le décret précisait que « La ville de Lyon sera détruite…Le nom de Lyon sera effacé du tableau des villes de la République… La réunion des maisons conservées portera le nom de Ville Affranchie… Et qu’il sera élevé sur ses ruines une colonne qui portera la mention: Lyon fit la guerre à la Liberté. Lyon n'est plus ».

La répression fut atroce : sur ordre de Collot d'Herbois. 6000 personnes périrent en une journée par le canon chargé à mitraille et par le fer, puis furent jetées dans le Rhône.

Marseille fut reprise aux fédéralistes le 25 août, où Barras organisa un tribunal révolutionnaire. 
C’est alors que, de peur, Toulon se donna aux Anglais et qu’il faudra attendre l'arrivée de Bonaparte pour qu’elle soit reconquise le 19 décembre. Ce jour-là, les Toulonnais furent convoqués au Champ de Mars, où se déroulèrent les exécutions sommaires d’un millier de personnes environ, tandis que la ville, rebaptisée Port-la-Montagne, était en partie détruite et ne gardait que le quart de ses habitants.

 

La répression s’avérant plus difficile en Vendée, la Convention hissa la sauvagerie de la répression à un niveau inégalé dans l’histoire de la France.

Est ce cette répression que Vincent Peillon, notre actuel Ministre de l’Éducation, approuve dans son ouvrage « La Révolution Française n’est pas terminée », lorsqu’il juge que cette dernière se caractérise par « la présence et l’incarnation d’un sens,  d’une regeneration et d’une expiation du peuple français » ? 

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