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Le blog d'André Boyer

IL NE RESTE QUE L'HUMILITÉ

1 Juin 2026 , Rédigé par André Boyer Publié dans #PHILOSOPHIE

IL NE RESTE QUE L'HUMILITÉ

Nous ne sommes pas grand-chose dans ce monde, parce que, quoique nous fassions, notre vie a un terme. Mais toute notre existence se réduit-elle à ce bref passage sur Terre ? 

 

Bossuet entreprend de réfuter cette insignifiance de notre existence qu’il a lui-même, avec une certaine brutalité, mis en exergue. Il commence par rendre hommage à la capacité des hommes à étendre leur connaissance de l’univers, grâce à la science. Et encore n’a-t-il rien vu en cette période de Carême 1662. Qu’aurait t-il dit à l’occasion du Carême 2026 !

Cela signifie que l’homme dispose, grâce à son esprit, d’une force supérieure, qui ne peut provenir que de Dieu. Et d’où vient la capacité de l’esprit humain à se transcender dans le devoir, qui lui fait s'exposer avec joie à des fatigues immenses, à des douleurs incroyables et à une mort assurée, pour les amis, pour la patrie, pour le prince, pour les autels ?

C’est qu’il y a en nous une divine clarté, celle de la vérité, qui doit bien nous faire entendre qu'il y a quelque chose en nous qui ne meurt pas, puisque Dieu nous a permis de trouver le bonheur, même dans la mort. Mais si nous ne sommes que corps et matière, comment pouvons-nous concevoir la possibilité d’un esprit pur ? Et quid de la notion d’éternité ?

Bossuet n’ignore pas que la sagesse universelle offre une explication pour cette dichotomie entre le corps, si grossier, si limité, si impur et l’âme qui s’en évade pour s’envoler si haut. Pour certains sages, l’homme est à l’égal des dieux, pour d’autres il n’est rien. Or, poursuit Bossuet, Il n’y a que la foi qui puisse expliquer ce hiatus entre la matière et l’esprit. L’homme ne supporte pas la tyrannie de la mort, il craint avec raison une immortalité qui rend sa mort éternelle. Mais heureusement Jésus nous dit que cette vie charnelle doit être réduite en poussière pour accéder à une nouvelle vie, entièrement libérée des miasmes de la vie terrestre, une vie éternelle…

Quel orgueil exprime ici Bossuet de poser que le corps et l’âme sont nécessairement séparés, le premier si misérable et corrompu et la seconde qui aspire si puissamment à s’élever qu’elle aspire à quitter son enveloppe terrestre !  

Si nous rejetons l’hypothèse de Bossuet et si nous n’acceptons pas le pari de Pascal* qui stipule que nous avons tout à gagner en croyant en Dieu au lieu de dénier son existence, il ne nous reste plus que l’humilité. L’humilité d’accepter que notre cerveau ne soit pas séparé du reste de notre corps, l’humilité de voir dans notre âme un simple produit de notre cerveau, l’humilité suprême d’accepter de disparaitre.

Il reste alors à faire de notre vie, non pas ce que nous en voulons mais ce que nous en pouvons, accepter en tout premier lieu sa déliquescence dans son ensemble et en détail, dans chacun de ses moments, refuser par avance de souscrire à quelque règle que ce soit pour la dominer, la contraindre, la rendre belle, utile, juste, heureuse, harmonieuse ou même tolérable, accepter enfin d’y avancer en tâtonnant du début à la fin de son cheminement.

Il reste notre combat à tous, celui de la vie contre l’entropie, qui fait de chacune d’entre elle une aventure spécifique dans ses misères et ses grandeurs, une aventure qui invite au respect.

Et à l'humilité. 

 

Extrait du fragment 397 des Pensées de Pascal : « Examinons donc ce point, et disons : "Dieu est, ou il n’est pas." Mais de quel côté pencherons-nous ? La raison n’y peut rien déterminer : il y a un chaos infini qui nous sépare. Il se joue un jeu, à l’extrémité de cette distance infinie, où il arrivera croix ou pile. Que gagerez-vous ? Par raison, vous ne pouvez faire ni l’un ni l’autre ; par raison, vous ne pouvez défendre nul des deux. Ne blâmez donc pas de fausseté ceux qui ont pris un choix ; car vous n’en savez rien.

- "Non ; mais je les blâmerai d’avoir fait, non ce choix, mais un choix ; car, encore que celui qui prend croix et l’autre soient en pareille faute, ils sont tous deux en faute : le juste est de ne point parier."

- Oui ; mais il faut parier. Cela n’est pas volontaire, vous êtes embarqué. Lequel prendrez-vous donc ? Voyons. Puisqu’il faut choisir, voyons ce qui vous intéresse le moins. Vous avez deux choses à perdre : le vrai et le bien, et deux choses à engager : votre raison et votre volonté, votre connaissance et votre béatitude ; et votre nature a deux choses à fuir : l’erreur et la misère. Votre raison n’est pas plus blessée, en choisissant l’un que l’autre,

puisqu’il faut nécessairement choisir. Voilà un point vidé. Mais votre béatitude ? Pesons le gain et la perte, en prenant croix que Dieu est. Estimons ces deux cas : si vous gagnez, vous gagnez tout ; si vous perdez, vous ne perdez rien. Gagez donc qu’il est, sans hésiter.

- "Cela est admirable. Oui, il faut gager ; mais je gage peut-être trop."

- Voyons. Puisqu’il y a pareil hasard de gain et de perte, si vous n’aviez qu’à gagner deux vies pour une, vous pourriez encore gagner ; mais s’il y en avait trois à gagner, il faudrait encore jouer (puisque vous êtes dans la nécessité de jouer), et vous seriez imprudent, lorsque vous êtes forcé de jouer, de ne pas hasarder votre vie pour en gagner trois, à un jeu où il y a pareil hasard de perte et de gain. Mais il y a une éternité de vie et de bonheur.

Et cela étant, quand il aurait une infinité de hasards, dont un seul serait pour vous, vous auriez encore raison de gager un pour avoir deux ; et vous agiriez de mauvais sens, en étant obligé à jouer, de refuser de jouer une vie contre trois à un jeu où d’une infinité de hasards il y en a un pour vous, s’il y avait une infinité de vie infiniment heureuse à gagner

Mais il y a ici une infinité de vie infiniment heureuse à gagner, un hasard de gain contre un nombre fini de hasards de perte, et ce que vous jouez est fini. Cela ôte tout parti : partout où est l’infini, et où il n’y a pas infinité de hasards de perte contre celui du gain, il n’y a point à balancer, il faut tout donner. Et ainsi, quand on est forcé à jouer, il faut renoncer à la raison pour garder la vie, plutôt que de la hasarder pour le gain infini aussi prêt à arriver que la perte du néant. Car il ne sert de rien de dire qu’il est incertain si on gagnera, et qu’il est certain qu’on hasarde, et que l’infinie distance qui est entre la certitude de ce qu’on s’expose, et l’incertitude de ce qu’on gagnera, égale le bien fini, qu’on expose certainement, à l’infini, qui est incertain. Cela n’est pas ; aussi tout joueur hasarde avec certitude pour gagner avec incertitude ; et néanmoins il hasarde certainement le fini pour gagner incertainement le fini, sans pécher contre la raison. Il n’y a pas infinité de distance entre cette certitude de ce qu’on s’expose et l’incertitude du gain ; cela est faux. Il y a, à la vérité, infinité entre la certitude de gagner et la certitude de perdre. Mais l’incertitude de gagner est proportionnée à la certitude de ce qu’on hasarde, selon la proportion des hasards de gain et de perte. Et de là vient que, s’il y a autant de hasards d’un côté que de l’autre, le parti est à jouer égal contre égal ; et alors la certitude de ce qu’on s’expose est égale à l’incertitude du gain : tant s’en faut qu’elle en soit infiniment distante. Et ainsi, notre proposition est dans une force infinie, quand il y a le fini à hasarder à un jeu où il y a pareils hasards de gain que de perte, et l’infini à gagner. Cela est démonstratif ; et si les hommes sont capables de quelque vérité, celle-là l’est.

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M
https://www.facebook.com/reel/1678044296825038
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A
Malheureusement, je ne suis pas parvenu à ouvrir ce message<br /> Amitiés, <br /> André
M
Savoir se poser les bonnes questions est une faculté réservée aux "cherchants" qui vont ensuite en chercher les réponses. C'est cette recherche qui ouvre notre mental à l'expérience. Notre culture nous enferme parfois dans des approches fermées, sélectives, restrictives organisées autour de hiérarchies de valeurs communément partagées.. Nos vies nous poussent parfois à en ouvrir le champ de recherche.<br /> <br /> Par exemple, il est intéressant de s'interroger sur la relation que Michel Ange pouvait entretenir avec les blocs de marbre qu'il choisissait en vue de les sculpter ; de comprendre la relation qu'un menuisier pouvait entretenir avec l'arbre qu'il se proposait de tailler, ou du bricoleur qui face à tout obstacle est souvent en capacité de les lever spontanément ou de les contourner avec simplicité et facilité ; de percevoir comment le cuisiner arrive à harmoniser et mettre en valeur nombreuses saveurs etc. Chacun est en capacité de développer les sens qui sont en lui y compris de compenser ceux qui ont pu être altérer comme un aveugle qui en développe d'autres....Les réponses relatives à la vie après la mort se trouvent aussi dans le développement de sens "cachés" qui accompagnent notre vie et qu'il nous appartient de trouver et mettre à l'œuvre pour avancer et entrer dans l'expérience...
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A
Et à s'interroger sur l'expérience de l'écrivain avec son oeuvre dont les créatures lu échappent parfois, jusqu'à le dominer, comme Sherlock Holmes qui étouffe Conan Doyle... Il y a un relation entre l'être, le créateur et son oeuvre qui interroge sur son origine ses relations, sa pérennité...<br /> Amiriés, <br /> André
M
André, je te propose ce dernier complément...<br /> <br /> Les méthodes scientifiques centrées sur une vision étroite de la « vie », s’excluent par nature de toute capacité à soumettre l’interrogation de la vie après la mort sous un processus d’observation complet . Et comme la science est placée à un sommet de la connaissance, par voie de conséquence, l’interrogation portant sur la vie après la mort conduit généralement celui qui se la pose soit vers les religions qui en apportent une forme de réponse soit vers l’idée qu’il n’y a rien après la mort.<br /> <br /> Etant ici remarqué que la mort étant vécue comme une fin de la vie, est à l’origine de nombreux stress qui rendent plus délicates toutes les réflexions sur la poursuite d’une autre forme de vie après la mort. Plus exactement d’une vie soumise à d’autres conditions et propriétés du monde dans laquelle elle est appelée à poursuivre son évolution. <br /> <br /> L’idée que la vie nait de la matière conduit l’idée que la vie s’éteint avec elle. En réalité, la vie précède la matière et poursuit son évolution en se déchargeant d’une partie de l’énergie coagulée (le corps) qui répondait à une étape de son évolution soumise à d'autres conditions et propriétés.<br /> <br /> Bien à toi
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A
Malheureusement, je n peux pas retrouver ton adresse, celle que j'ai rejetant mon envoi. <br /> Dommage<br /> André
A
Oui, le postulat est que la vie est issue de la matière, mais si l'on postule au contraire l'équivalence vie-énergie et si l'in voit le corps comme une énergie coagulée ou organisée, alors tout le rapport à la mort change. <br /> Sur la question de la vision scientifique, je t'envoie par mail un petit essai que j'ai publié en 2005, mais que j'ai mis trop longtemps à écrire que j'ai appelé finalement ORPHANS et dont on retrouve Les échos dans plusieurs de mes billets. Il est aussi à disposition de mes lecteurs intéressés<br /> Amicalement, André
M
Petits textes écrits "a long time ago"<br /> <br /> L’homme face à lui-même et l’Univers<br /> <br /> A sa plus petite échelle physique perceptible, le corps humain n’est plus que transparence ; rien ne le distingue, en apparence, du reste du monde. A cette échelle, la matière dense disparaît ; seules subsistent des données sources ou programmation – d’ordre électrique ou énergétique - , qui président à sa cohérence et son organisation. Comme si la matière n’était que la résultante d’une fonction que la vie – et l’esprit qui l’anime – lui avait confiée : un corps physique qui a sa raison d’être ! Une « chose » créée pour servir une cause, pour servir une fin !<br /> Mais alors, quelle est donc cette raison d’être que la matière est censée remplir au profit de la vie ?<br /> Mais aussi, ou dès lors, est-ce que la « durée de vie » (d’un corps ou de la matière qui le compose) peut être approchée comme une unité de mesure ? Comme un temps utile à l’accomplissement d’une fonction ou d’une tâche ? Et quel sens accorder alors à la mort physique ? Mais aussi à la vie et la fonction qu’elle remplit au profit de l’esprit qui l’anime au-delà même de la matière ou corps physique ?<br /> La science ne nous apporte aucune réponse pertinente ; seuls le travail personnel, la recherche, l’expérience et le cœur confrontés à la structure et fonctions de l’Univers telles que figurées dans les Ecritures anciennes, nous permettent d’en déceler le mystère… et la richesse. <br /> <br /> Religions et spiritualité opérative<br /> <br /> Il ne me paraît pas sain de croire qu’entrer en religion ou dans une quête spirituelle puisse être motivée par le souci d’atteindre le sentiment d’amour ou la protection d’entités glorieuses qui vous soutiendraient dans votre acte de foi ou votre vie, ou d’y voir un remède « placebo » destiné à surmonter les épreuves de la vie et la peur ultime de la mort.<br /> Entrer dans la spiritualité ou la religion, c’est entrer dans la pleine responsabilité de nos pensées et de nos actes ; c’est entrer dans la recherche de soi et des mondes infinis, ainsi que la connaissance qui s’y rattache.<br /> Religions et spiritualité offrent toutefois des voies et buts différents.<br /> Les religions reposent sur des « textes » qu’elles qualifient de sacré – dont l’origine est antérieure et supérieure à l’Homme - et des dogmes que leurs représentants auront posés comme éléments fondateurs et conditions pour prospérer dans la voie et but ultime qu’elles définissent. Le travail consiste principalement à mettre son état d’être en résonance avec les textes pour s’ouvrir à la parole de Dieu ; se ranger à ses côtés. Le tout sous le conseil et le contrôle de représentants et d’une hiérarchie qui veillent à l’institution, au respect des textes et des dogmes, et qui encadrent les relations avec les fidèles. Lesquels fidèles naissent et grandissent dans la foi à partir de la prière, de la pensée, de la parole, qui permettent de transcender le corps – notamment par la voie du cœur pour les chrétiens - pour atteindre les mondes de l’esprit.<br /> La spiritualité, quant à elle, repose sur un état d’être – celui de cherchant – et des travaux destinés à entrer dans l’expérience et la connaissance. Elle n’est pas spéculative : elle est fondamentalement opérative. C’est-à-dire, avant tout concrète et attachée à une concordance ou conjonction entre l’état d’être et la mise en œuvre de travaux répondant à des objectifs visés et méthodes pour y parvenir. <br /> Elle n’est pas non plus sous contrôle d’une hiérarchie ; elle est sous la seule responsabilité de celui qui s’y engage et en pilote le travail et l’évolution.<br /> Elle exige de la méthode, de la prudence, de la sagesse et du travail. Emprunter ce chemin, c’est entrer dans expérience du merveilleux et de la connaissance, c’est découvrir, apprendre, comprendre sans jamais vouloir s’arrêter…<br /> Les religions nous relient à des mondes supérieurs qu’elles qualifient comme tel et dont elles ne définissent pas les caractéristiques et propriétés ; elles nous cantonnent dans la croyance et la foi. <br /> La spiritualité nous relie à d’autres strates de notre esprit dont chacune d’elles se caractérisent par des propriétés propres et fonctions qui lui sont attachées. La spiritualité nous conduit sur le chemin de la connaissance de l’univers, de chacune de ses structures et fonctions correspondantes. <br /> Pas besoin de s’humilier, de se flageller, de s’agenouiller ou de s’allonger, seulement de se lever, travailler avec méthode et l’état d’esprit correspondant pour avancer dans la connaissance… d’où il suffit de garder raison, rester humble et tolérant.<br /> Le reste n’est qu’un petit bruit de fond sans incidence sur la marche de l’Univers et sans intérêt pour soutenir et accompagner la seule chose qu’il nous reviendrait, en définitive, de mener à bien durant notre vie : évoluer en soi et dans la conscience de l’Univers.
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A
Cher Michel, <br /> cela fait beaucoup à répondre, non pas du fait du volume de ton texte, mais de la qualité de ta réflexion et de la variété des questions qu'elles soulèvent. Aussi je te demande de me permettre de conserver tes réflexions, d'en discuter ultérieurement avec toi et éventuellement de les utiliser avec ton accord préalable évidemment. <br /> Amitiés, <br /> André
M
Petite précision : mon propos se fonde sur des travaux discrets qui n'ayant aucun but économique ou personnel, ont pu valider ce que les enseignements notamment tirés de la qabal ou de l'alchimie ont pu m'apporter. Leurs approches pratiques permettent d'entrer dans des formes d'expériences personnelles que les religions semblent être dans l'incapacité d'apporter. Et que la science ne permet pas d'atteindre non plus car sa nature, son objet, sa rigidité et ses influences peuvent en perturber la bonne conduite. Il s'agit en l'espèce d'une démarche strictement personnelle conduite dans le profit des énergies du moment et animée par le seul désir d'évoluer dans la compréhension de "qui suis-je, d'où viens-je et où vais-je?"... Je peux t'envoyer quelques pensées qui en dévoilent quelques aspects si ça te dit. Bien à toi.
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M
Cher André, je t'adresse quelques réflexions sur le sujet de l'existence d'une terme entre la vie et la mort.. <br /> <br /> La problématique qui ressort de ce questionnement, est d’arriver à identifier les bonnes méthodes de travail détachées de toute influence. En effet, les religions sont marquées par leur dogmatisme qui place l’adepte sous des règles et comportements qui seront rarement adaptés à son état de conscience ou qui sont chargés d’informations auxquelles il se soumettra sans discernement par le jeu de la croyance, de la foi ou d’une culture familiale ou sociale. Or le progrès sur ce chemin doit se faire en toute liberté de conscience, en dehors de toute influence née d’un esprit de groupe ou social. La science, quant à elle, offre un cadre qui semble plus rigoureux mais dont les développements sont issus d'une vision ontologiques, de prémisses ou conduite épistémologique susceptibles d'en affecter les conclusions.<br /> <br /> Par le jeu de la vibration, il est possible d’entrer en résonnance ou de se « connecter » (comme un réseau de téléphones) avec des énergies qui peuvent prendre la forme de rêves, d’une parole ou d’un mot qui traverse notre esprit etc…La prière est avancée comme un moyen d'y parvenir.<br /> <br /> Le monde est chargé d’archives de la nature ; les physiciens en exploitent de nombreuses pour tenter de comprendre notre monde entre systèmes solaires, galaxies, trous noirs, mur de Planck etc. L’énergie EST …alors que la matière n’en est qu’une forme coagulée, condensée.<br /> <br /> La mort marque une nouvelle étape de la vie, comme si la conscience originelle qui nous anime avait créé la vie pour servir notre évolution. Quand cette conscience nous vient à l’esprit et au cœur, c’est qu’on a franchit pas mal d’étapes qui nous liaient aux seules « Ecritures », à la croyance ou la foi ; la mort nous ouvrant la porte à d’autres mondes moins denses jouissant de propriétés différentes. <br /> <br /> Le but de la spiritualité étant alors de travailler différemment pour rechercher le sens de la vie et de nous en donner quelques particularités afin de poursuivre notre chemin avec le moins d’embuches possibles. Chaque chose que l’on fait ou pensées que l’on a, est inscrite dans ces archives et peuvent se comporter comme une table d’orientation. <br /> <br /> Dès lors, chaque pensée devient un moteur sans frontière capable de voyager à une vitesse supérieure de celle de la lumière dans les mondes moins denses parmi lesquels on a pu entrer en résonnance durant notre vie. Le « drame » de la mort est que la vie nous a placé dans les mondes les plus denses dont le voile n’est pas ou très peu transparent avec ceux qui sont moins denses. Dès lors, la mort apparaît généralement comme un rideau qui tombe, qui éteint toute lumière et nous coupe de tout contact. Les travaux faits dans ces mondes denses où l’énergie est coagulée et organisée dans la matière, profitent à ceux que nous seront amenés à faire dans les mondes moins denses où des résonnance et connexions auront pu être établies, et où l’énergie est plus subtile et moins soumises à l’espace et au temps…La matière sans conscience n’offre aucune perspective de cet ordre ; la conscience et la vie précèdent la matière…"Au commencement était le verbe" ; une énergie et vibration à l'origine de la vie...
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M
La science se démarque encore de données que l'on peut trouver dans "la spiritualité" même si, notamment la physique quantique, commence à en ouvrir l'approche. Par exemple, le sepher yetzirah de la qabal hébraïque, fait état d'un monde non manifesté ou "incréé" à l'origine de tout et d'un monde manifesté comportant dix niveaux d'énergies ; chacun découlant de l'autre et traduisant une forme particulière de coagulation ou densification de l'énergie. La vie ne serait pas née de la matière mais c'est l'inverse. La matière n'est que de l'énergie condensée et notre corps une résidence secondaire de notre conscience. Qui, comme le papillon, se séparera de la chrysalide dans laquelle il a évolué au moment même où son évolution lui permet de s'ouvrir et grandir dans un autre monde. Plus notre regard "perce" notre corps comme le ferait un microscope, et plus il nous rapproche du grand tout. Au départ, notre regard se limite à notre taille, forme etc. Plus il se développe et plus il découvre nos cellules, puis les atomes qui les composent, puis les protons, neutrons et le cortège électronique. Là déjà, entre ce dernier regard et le premier, regard, nos approches de la vie et de la matière se distinguent.. Et si on pousse le microscope encore plus loin, on est face un "vide" qui ne comporte plus de matière, mais uniquement de l'énergie comparable au reste de l'univers. Nos yeux nos tromperaient-ils sur ce que paraissons être et pourraient-ils nous enfermer dans des approches trompeuses?. Certainement ! C'est là que les approches dites "spirituelles", me semble-t-il, nous ouvre le champ d'approche et du possible. Amitiés. Michel
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A
Cher Michel, <br /> Merci de ce magnifique commentaire et de l'ouverture de ta réflexion sur la spiritualité. Je note en particulier que tu poses l'hypothèse que la matière serait née de la vie, en posant que la matière ne serait que de l'énergie condensée. Ainsi tu repas de l'énergie comme élément central de l'univers et donc que la conscience est une forme d'énergie. <br /> C'est en effet une approche spirituelle de la vie qui mérite d'être explorée plus avant. <br /> Amitiés, <br /> André
A
Cher Michel, <br /> Merci de ce magnifique commentaire et de l'ouverture de ta réflexion sur la spiritualité. Je note en particulier que tu poses l'hypothèse que la matière serait née de la vie, en posant que la matière ne serait que de l'énergie condensée. Ainsi tu repas de l'énergie comme élément central de l'univers et donc que la conscience est une forme d'énergie. <br /> C'est en effet une approche spirituelle de la vie qui mérite d'être explorée plus avant. <br /> Amitiés, <br /> André
A
Cher Michel, <br /> Merci de ce magnifique commentaire et de l'ouverture de ta réflexion sur la spiritualité. Je note en particulier que tu poses l'hypothèse que la matière serait née de la vie, en posant que la matière ne serait que de l'énergie condensée. Ainsi tu repas de l'énergie comme élément central de l'univers et donc que la conscience est une forme d'énergie. <br /> C'est en effet une approche spirituelle de la vie qui mérite d'être explorée plus avant. <br /> Amitiés, <br /> André